La pièce de J.M. Barrie

a été adaptée au cinéma,
en 1925, par Herbert Brenon,
celui-là même qui avait porté à l'écran
Peter Pan.
Betty
Bronson, la délicieuse interprète de Peter
Pan dans son précédent film trouva sûrement
ici son plus beau rôle, si l'on se fie à tous les
critiques de cette époque du cinéma muet.

[Herbert Brenon et Betty Bronson]
Hélas, il semble que le film soit désormais
plus ou moins perdu, fautes de soins appropriés. Dernièrement,
on en trouva une trace dans ces lieux : la Cinematheque Royale,
le Museum of Modern Art et l'UCLA. Je fais des démarches
pour obtenir une information claire sur l'éventuelle survivance
du film.

[L'affiche.]
Distribution
:
Betty Bronson : The Girl Cinderella
Tom Moore : Policeman
Esther Ralston: Fairy Godmother
Ivan Simpson : Mr. Cutaway
Henry Vibart : Richard Bodie
Dorothy Walters : Mrs. Maloney
Mary Christian : Sally
Patty Coakley : Marie-Therese
Dorothy Cumming : The Queen
Flora Finch : 2nd Customer
Edna Hagen : Gretchen
Marilyn McLaine : Gladys
Juliet Brenon : 3rd Customer
Equipe de tournage
:
Herbert Brenon : Director
James M. Barrie : Screenwriter
Townsend Martin : Screenwriter
Willis Goldbeck : Screenwriter
Roy Hunt : Cinematographer
J.M. Barrie : Play Author
Julian Boone Fleming : Production Designer
Argument :
Adaptation pleine de fantaisie de la non moins fantaisiste pièce
de Barrie, il semble que ce ne soit pas la magie créée
par le procédé cinématographique qui ait
créé l'engouement pour ce film, mais des qualités
plus profondes. Avec le temps, il devint un classique du genre
et fut considéré comme un chef-d'oeuvre, surpassant
très nettement Peter Pan. Il s'inscrit cependant
dans la lignée de ce dernier. Personnellement, c'est l'une
des oeuvres que j'apprécie le plus dans l'oeuvre dramaturgique
de Jamie.
L'histoire débute avec une très jeune
femme, presque une enfant, qui prend soin d'orphelins (cela rappelle
à bien des égards le début de Little
Mary). Un rai de lumière qui vient violer la loi
du couvre-feu, durant la première guerre mondiale, alors
qu'un raid aérien lézarde le ciel de Londres, trahit
sa présence. Un policier cherche la source de la lumière
et la trouve en la personne de la jeune fille, qui le captive
par son imagination débordante. La jeune femme tombe dans
la neige, dans des circonstances qui ressemblent à celles
qui enveloppent la mort de la Petite fille aux allumettes
d'Andersen. Elle se met à rêver, elle aussi. Tout
se transforme soudain autour d'elle. Elle devient Cendrillon qui
attend son bonne fée marraine... Elle attend le bal auquel
elle assistera, tandis que sa vie et son imaginaire se mêlent
trop fort...
Barrie prend grand soin ici de l'âme des contes
de fées.
*
De longs passages consacrés à ce film
sont disponibles dans cette étude-ci :

Ce témoignage est précieux car il
ne reste que peu de souvenirs de ce film à disposition
du très grand public.
****************

Deux photographies éditées en 1927,
tirées du film.
Betty Bronson dans le rôle de Cinderella et Tom Moore dans
celui du Prince
[Vous pouvez agrandir les photographies en cliquant
ici.]
Quelques autres clichés :






*
Avant le film, en 1916, c'est Maude Adams (ex-Peter
Pan) qui incarna cette nouvelle Cendrillon sur scène, ce
fut d'ailleurs son dernier rôle.
A noter que dans les années 30, Henry Fonda jouera dans
une version de cette pièce. Et, en 1925/1926, c'est Hilda
Trevelyan (ancienne et première Wendy) qui joua le rôle
de Cendrillon.
*
Revue de presse consacrée à la pièce,
interprétée par Maude Adams :
 
Certains des documents présents (les coupures
de presse) sur cette page ont été empruntés
à ce
site-ci.
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