(Frontispice de l'édition
originale)
Barrie a écrit un très beau livre
sur sa mère, Margaret Ogilvy. [Il était
habituel pour les femmes écossaises de conserver leur
nom de jeune fille.]
Je pense qu'il est impossible de comprendre cet auteur sans
avoir lu ce livre, parce que J.M. Barrie y révèle
la part la plus intime de lui. Il y narre son enfance, le rapport
aux histoires que lui lisait sa mère, sa vie en Ecosse,
et la mort de cette femme, qui a modelé son rapport avec
toutes les autres femmes et... avec la fiction. Tout est contenu
en germe dans ce livre-ci.
On y trouve cette phrase extraordinaire, que je m'emploierai
à éclaircir dans le futur :
"(...) rien de véritablement important ne se produit
après l'âge de douze ans (...)" (1)
Douze ans, c'est le début de la puberté mais aussi
environ l'âge auquel son frère David est mort.
Je partage cette opinion, si je me réfère à
mon existence : les goûts et les humeurs sont déjà
figés et n'évolueront guère par la suite.
Tout ne sera au fond qu'extrapolation de l'enfance, qui est
le sédiment sur lequel s'appuie l'homme.
Les dernières lignes de ce livre magnifique
referment une part morte de Barrie, mais qui continuera à
irriguer son existence d'adulte :
"Et, maintenant, je demeure
seul, privé d’elles, mais j’ai foi en ma
mémoire qui, toujours, me ramènera à ces
jours heureux, non point afin d’entamer une course folle
à travers eux, mais pour flâner, ici et là,
de même que ma mère se promène à
travers mes livres. Et, si je vis jusqu’au moment où
l’âge doit mettre en veilleuse mon esprit et que
le passé resurgit soudain pour balayer la route déserte
du présent comme le font les ombres de la nuit, ce ne
sera pas, je le crois, ma jeunesse que je verrai mais la sienne.
Je ne verrai pas un petit garçon qui se cramponne aux
jupes de sa mère, en s’écriant : «
Attendez que je sois un homme et vous reposerez sur un lit de
plumes ! », mais une petite fille en robe magenta et en
tablier blanc, qui s’avance vers moi à travers
les vastes prairies, et qui porte en fredonnant le repas à
son père dans un pichet."
Extrait du chapitre X de Margaret Ogilvy (traduit par
mes soins) :
"Depuis des années,
je m’efforçais de me préparer à la
mort de ma mère, essayant de me figurer comment elle
mourrait et de me représenter mes sentiments quand elle
serait morte. Je savais bien à cette époque-là
que ce genre de représentations étaient vaines
; mais je suis convaincu qu’il n’y entrait aucun
sentiment morbide. J’espérais que je serais avec
elle à la fin, non pas pour lui réclamer son dernier
regard, mais pour tenir la place de celui dont elle ne détournerait
le regard que pour contempler sa préférée
; ce ne serait pas mon bras mais celui de ma sœur qui l’enlacerait
quand elle mourrait, ce ne serait pas ma main mais celle de
ma sœur qui lui fermerait les yeux. Je savais que je risquais
d’arriver trop tard ; je me voyais pénétrer
dans une maison où il n’y aurait personne pour
m’accueillir, et monter le vieil escalier jusqu’à
la chambre familière. Mais ce que je n’avais pas
imaginé fut précisément ce qui advint.
Il ne m'était pas venu à l'esprit que, lorsque
je gravirais cet escalier, je n’entrerais pas dans la
chambre qui abriterait le dernier sommeil de ma mère,
mais d’abord dans une autre chambre pour y tomber à
genoux.
L'hymne favori de ma mère, connu dans notre famille comme
étant celui de David, parce que ce fut le dernier qu'il
apprit par cœur, fut aussi la dernière chose qu’elle
lut :
Crains-tu que son pouvoir ne vienne à faillir
Lorsque sonnera ton heure fatidique ?
Et un bras créateur peut-il
Devenir las ou pourrir ?
J’entendis sa voix gagner en vigueur à mesure qu’elle
lisait, je vis son visage timide prendre du courage ; mais,
à l’aube, quand sonna mon heure fatidique –
hélas, pour moi ! –, j’eus peur."
(1) "Je me suis arrêté
à l'âge de douze ans, âge de l'enfant par excellence
[vérité d'il y a 30 ans, moins authentique dans
notre société décadente], ayant atteint en
quelque sorte sa pleine maturité enfantine, parvenu à
son bel épanouissement et aussi hélas au seuil de
la catastrophe pubertaire." (Michel Tournier, Le roi
des Aulnes)
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NOTE D'INTENTION :

Les mères chantent
souvent des berceuses à leurs enfants pour les endormir.
À leur instar, J. M. Barrie en a écrit une, mais
d'un genre différent : un chant pour la mort de sa mère,
redevenue peu à peu, sous la lumière de son regard
mélancolique, une petite fille. En effet, Margaret
Ogilvy est une berceuse de mort, tendre et cruelle, pour
une mère qui ne l'était pas moins. Il s'agit également
d'un livre dont la complexité ne se révèle
pas nécessairement entière à la première
lecture.
Le style simple et pur de Barrie produit les effets d'un Pepper's
Ghost : nous sommes les spectateurs d'une illusion, qui prend
à témoin le réel pour que la fiction lui
rende raison. Le moindre des prodiges de Margaret Ogilvy,
par le fait de l’histoire dite, serait de permettre à
l'auteur de se donner en quelque sorte naissance et de devenir
son propre parent. En mêlant ses souvenirs à ceux
qu'il dérobe aux autres, pour les faire siens, pour habiller
sa mémoire - qui s'étend alors de part et d'autre
de sa naissance -, l'auteur et le narrateur se confondent sans
que l'on sache qui est l'ombre de l'autre. Puis, les années
fusionnent dans le creuset de l'éternelle maternité
et Barrie devient acteur d’un monde où il n’existait
pas encore. De temps, il n'est question que de cela, comme chez
Proust, mais le temps de Barrie est troublant, car il donne
le sentiment et la sensation d’être une bande de
Moebius.
Si « rien de ce qui advient après douze ans n’a
réellement d’importance », ainsi que nous
le dit J. M. Barrie dans cette miniature à la gloire
de la Mère, c'est peut-être parce que les adultes,
en ayant la conscience faite, perdent la vue. Comme dans les
rêves ou les jeux de l’enfance, le plus évident
en littérature est ce qui cache la vérité
impossible à dire sans danger pour celui qui l'énonce
et pour celui qui l’entend : « La féroce
joie d’aimer trop est une terrible chose. »
Des contes de fées, en général, on ne retient
fréquemment que la conclusion, généreuse
avec les nobles héros de l'histoire ; J. M. Barrie, lui,
a toujours su qu'une sorcière se cache souvent dans un
petit pli de la fée et que la faute morale est la larme
batavique de toutes les histoires, depuis que les petits garçons
savent en inventer. Les mères, chez Barrie, sont toujours
des fées et (ou) des sorcières.
« La Marraine Fée conçue comme la Mère
Morte. » ; cette idée s'applique particulièrement
ici à la mère du conteur. Le narrateur de Margaret
Ogilvy est un frère d'âme de Cordelia (le personnage
shakespearien préféré de Barrie) et sa
mère semble étrangement appartenir à la
liste des Rois sans pouvoir, comme Lear.
Tout débuta par l’arrivée des chaises, par
une histoire de meubles, par un conte de lit et de chaises,
et tout s'acheva peut-être par la complainte d'une robe
de baptême. Le lit et les chaises sont un symbole destiné
à figurer les gens qui se tiennent à genoux, qui
n'ont pas la force de demeurer debout, des êtres faibles
ou fragiles.
Le livre est construit comme un ruban dont les deux extrémités
représentent une naissance (celle du narrateur) et une
mort (la dame de ses pensées, sa mère). Une histoire
d'amour et de haine qui lie un nouveau-né et une nouvelle-morte.
La mère est la figure centrale, la reine d’un royaume
nommé Maternité. C’est l’histoire
de la vie, mais surtout de la mort, d’une mère
; c'est le récit d'une mort qui permet à un fils
de vivre. Ce que Barthes exprime quant au père racinien
pourrait tout aussi bien convenir à Margaret Ogilvy :
c’est une idée étrange et sublime
que, parfois, les pères sont des mères...
Quand le père (à savoir la loi et le passé)
est absent, la machine à vivre se détraque mais,
quelquefois, cela met également en marche la machine
à tisser les histoires. Le narrateur / fils doit remplacer
le père - et le frère figé dans la perfection
d'un possible jamais versé en réel, puisqu’il
est mort dans les vertes années -, afin que la mère
l'aime. Si la violence refoulée n'empêche pas la
tendresse, l'amour pur comme la violence pure n'est pas possible
; mais les deux existent, ce qui donne la tension à ce
livre simple, beau et vrai comme l'adieu que l'on donne à
son premier songe, celui de l'amour parfait. L'amour d'une mère.
L'originalité de cette royauté maternelle tient
au fait que la figure centrale est faible et malade ; elle règne
de son lit. N'est-ce point l'histoire de sa mort, après
tout ? Son visage n'est jamais aussi doux que lorsque la mort
la borde dans ce lit. Le pouvoir de Margaret ne vient pas de
sa force, mais de l'amour qu'elle reçoit. À mesure
que son pouvoir physique diminue, son pouvoir spirituel augmente.
Une image chrétienne se dessine entre les lignes : l'infini
pouvoir d'un dieu mort fondé sur l'amour infini de ceux
qui l’adorent. Un personnage, en particulier, fait des
efforts héroïques pour renforcer le pouvoir de cette
reine : le narrateur. Par l'écriture, il lui donne au
sens propre un pouvoir réel ; en écrivant des
histoires et sa propre légende, il crée une fiction
magique qui lui apportera le confort financier et le pouvoir
fictionnel. Il lui laisse penser que son pouvoir est le sien
et non celui qu'il lui prête. Il crée sa propre
mère. Ce livre-monument élevé à
la gloire d'une femme telle qu'il l'a imaginée la transfigure.
La mort réelle de sa mère lui permet de créer
un personnage qu'il va enfermer dans un livre. Même si,
après sa mort, le personnage étendra à
jamais son pouvoir sur lui, l'auteur l'a bel et bien tuée
en disposant d'elle de la sorte. « J'oublie les gens après
que je les ai tués », nous dit un autre personnage
de Barrie et, probablement, Barrie lui-même... Sous le
contenu manifeste, un bouquet de tendresses odorantes, repose
la violence, la vengeance d'un fils contre sa mère qui
ne l'a pas réellement aimé pour ce qu'il était.
C'est alors que le livre devient également un monument
assez extraordinaire élevé à la culpabilité
éternelle d'un fils (de tous les fils ?). Le narrateur
est motivé, depuis la première heure, par un sens
de l'inadéquation, par son incapacité à
être un fils « assez bon » pour sa mère.
Il ne peut même pas demeurer à ses côtés.
Comme le père, il doit être séparé
d'elle pour l'aimer. Barrie nous livre une vérité
qui filtre à travers les interstices de la page de ce
livre-linceul, si beau qu'il masque fort bien cette autre vérité,
plus profonde et universelle, qui témoigne des rapports
entre les enfants et les parents. Trahir pour grandir. Tuer
pour vivre.
Le fantôme n’est bien souvent qu’une sépulture
que l’autre, bien ou mal aimé, a trouvée
dans l’esprit et le cœur des vivants, de certains
vivants, ceux-là même qui, peut-être, sont
plus sensibles à ce que bien d’autres ne peuvent
considérer, même si le désir leur en venait
à l’esprit, à moins de procéder à
l’effraction de leur cœur, parce que jamais ils ne
le ressentent. En lisant ce livre, certains lecteurs iront certainement
à la rencontre de leurs propres fantômes. Et les
mères sont des fantômes assez redoutables...
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EXTRAIT :
Chapitre I –
Où il est dit comment son doux visage vint à ma
mère
"Le jour de ma naissance,
nous achetâmes six chaises foncées de crin ; ce
fut un événement d’importance à l’échelle
de notre petite maison, cela constituait la première
grande victoire dans la longue campagne domestique d’une
femme ; les heures de travail qu’elles représentaient,
le billet d’une livre et les quelque trente-trois pence
qu’elles avaient coûté, l’anxiété
au sujet de leur achat, leur belle ordonnance dans la chambre
Ouest, l’air exagérément détaché
de mon père quand il les avait ramenées à
la maison (mais son visage était pâle) –
j’ai si souvent entendu ce récit depuis lors, j’ai
participé à tant de triomphes de la sorte, petit
garçon et plus tard lorsque je fus un homme, que l’arrivée
des chaises me semble être l’un de mes propres souvenirs,
comme si, le jour même, j’avais bondi hors du lit
et couru les admirer. Je suis certain que ma mère se
consumait de l'impatience d'aller les voir bien avant que ses
jambes ne fussent capables de la porter. Dès l'instant
où on la laissa seule avec moi, on la retrouva pieds
nus dans la chambre Ouest en train de prodiguer des soins à
une éraflure (qu’elle avait été la
première à déceler) sur l’une des
chaises, prendre place dans des poses royales sur chacune d’elles,
ou encore faire mine de quitter la pièce et rouvrir soudainement
la porte, pour les prendre toutes les six par surprise. Alors,
il me semble qu’un châle avait été
jeté sur elle (il m’est étrange de penser
que ce n’était pas moi qui m’étais
précipité vers elle avec ce châle) et qu’elle
avait été reconduite au lit sous bonne escorte
; on lui rappela sa promesse de ne pas bouger ; à cela,
elle répondit probablement qu’elle s’était
absentée, certes, mais si peu de temps que l’on
pouvait donc en conclure qu’elle n’avait pas du
tout quitté son lit ! Ainsi je n’eus pas à
attendre pour qu’un petit trait de sa personnalité
me fût révélé : je me demande si
j’en eus conscience. Je m’interroge encore. Les
voisins rendaient visite au garçon et aux chaises. Était-elle
sincère avec moi en affirmant qu’ils étaient
nos semblables ou bien vis-je clair en elle dès le premier
instant ? En effet, elle était si transparente…
Quand elle fit mine de s’accorder avec eux sur le fait
qu’il m’était impossible de recevoir une
éducation supérieure, me laissais-je abuser ou
bien étais-je déjà conscient de la nature
des ambitions ardentes abritées par ce visage aimé
? Lorsqu’ils parlèrent des chaises comme d’un
but rapidement atteint, étais-je si novice dans l’art
de lire en elle que ses lèvres timides dussent effectivement
prononcer ces mots : «Et ce n’est qu’un début
! » ? Et, quand nous fûmes laissés seuls
en tête à tête, ai-je ri des grandes choses
qui agitaient son esprit ou bien dut-elle d’abord m’en
informer dans un murmure ? L’ai-je ensuite enlacée,
en lui disant que je l’aiderais dans ses projets ? Il
en fut ainsi pendant si longtemps qu’il me paraît
étrange qu’il n’en ait pas été
de même dès le commencement."
(Traduction : Céline-Albin
Faivre - Tous droits réservés)
*************
J'en discutais avec mon ami Robert. Je lui disais
à quel point j'étais convaincue de l'influence néfaste
de Margaret Ogilvy sur son fils, James Matthew Barrie.
Et voici ce qu'Andrew Birkin publia ce jour-là sur le forum
ANON...
Je traduis ses paroles en couleur. Le reste de la traduction est
celle qui se rapporte aux écrits du biographe de Barrie.
**************************************************************************
Le passage suivant, extrait du manuscrit original de la biographie
de Denis Mackail, en date de 1941, pourrait être d’intérêt.
Il a été censuré par Cynthia Asquith avec
un crayon rouge. Les mots : « Détruisez ceci ! »
barraient le passage. Voir la page 212, troisième paragraphe,
dans la biographie de Mackail, pour comparer les deux versions.
« Jane Ann [la sœur de Barrie]
avait quarante-six ans [en 1893].
Toujours aussi dévouée, se sacrifiant comme de coutume.
Simple, déjà vieille, mais ayant surmonté
le risque de développer la complexion vaniteuse de sa mère.
Elle vivait dans le secret de son existence intérieure,
qui était si malheureuse et pénible (il n’est
plus besoin de le cacher plus longtemps), car elle n’était
pas le seul membre de la famille à céder à
cette tentation mortelle. Il y avait, en effet, deux démons
qui guettaient les enfants de Margaret Ogilvy : la mélancolie
et la boisson. Seul le plus fort d’entre eux pouvait résister
aux deux forces. Jane
Ann, par l’exemple qu’elle avait sous les yeux et
par la prévention qu’elle avait conçue contre
l’un d’entre eux, s’était battue et avait
remporté le combat. Mais, voilà, il semblait maintenant
que cette victoire avait laissé une voie à l’autre
démon. Son frère savait. De même qu’il
était au courant de tous les incidents se produisant par
ailleurs. Il me fit part qu’il devait prendre garde à
ne pas succomber lui-même. En effet, il y prit garde. Une
ou deux fois, cela lui procura un certain bien-être lorsque
l’un de ses mondes tomba en ruines. Mais c’est le
pire qui lui advint. Ce sentiment ne le gouverna jamais.
Et, bien que la mélancolie flotta dans les airs, autour
de lui, toute sa vie, il put toujours la contrer, au moment où
il le voulut, car il était aussi bien fuyant que courageux,
y compris quand l’hérédité avait rattrapé
tous les autres et qu’il était à terre. Mais
les autres étaient plus faibles et vulnérables que
lui. L’impulsion donnée par la renommée et
par leur situation ne pouvait les aider qu’indirectement.
Alors, ils buvaient ou bien se mettaient au lit pour
n’en plus se lever. Encore une fois, tout se passait comme
s’il existait quelque effrayant mystère biologique
produit par l’union de ce tisseur et de cette fille de maçon.
Quelque chose d’inexplicable, qui les remplissait d’effroi,
qui les hantait tous. De quelque façon que ce fût,
apparemment, qu’ils fussent ou non coupables, chacun de
leurs enfants dut payer une impitoyable rançon. »
Il doit être rappelé que Denis Mackail
– à la fois un ami de Barrie et des enfants Davies
– avait été nommé par l’agent
littéraire de Barrie (à savoir, Cynthia Asquith
et Peter Llewelyn Davies) pour écrire une biographie. Celle-ci,
selon Nico, manqua de le tuer !
Je précise que le terme d'hypocondrie, présent dans
le texte original, désigne en fait davantage une forme
de mélancolie. Je traduis donc ainsi. Cette mélancolie
ou cette neurasthénie s'apparente à ce que l'on
nomme aujourd'hui la dépression. Je commenterai tout ceci
plus tard.

Margaret Ogilvy et Jane Ann (la soeur de Barrie
évoquée dans Margaret Ogilvy) - cliquez
sur l'image pour l'agrandir.
Photo extraite de
James Matthew Barrie - An
Appreciation, par James A. Roy.
[Merci à Robert
Greenham]
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